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 The voice of the wind whispers in my ear (libre)

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Hokuto Arisawa
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MessageSujet: The voice of the wind whispers in my ear (libre)   Ven 16 Juil - 0:08




を歌ってみた
Proof of life


    Dans l'obscurité rafraîchissante des arbres, une petite luciole vêtue toute de blanc avançait doucement. Le petit talon de ses chaussures claquait à chacun de ses pas sur le chemin dallé qui menait à l'académie d'Iskis. Pourtant, c'était bien dans le sens inverse que se dirigeait la jeune élève. Quiconque l'observait ne pouvait qu'en déduire que son errance dans les jardins n'était pas guidée par le hasard, mais par une détermination qui se lisait sur le visage de l'enfant. La façon dont les coins de sa bouche tiraient vers le bas pour former une petite moue boudeuse, et dont son regard était fixé droit devant elle sans jamais se perdre aux alentours. Bientôt, elle s'arrêta, défiant la porte de la serre qui lui faisait face en se redressant de toute sa petite taille, et en levant légèrement le menton d'un air obstiné.

    Hokuto avait peur. On pouvait même dire qu'elle était terrifiée. L'angoisse lui serrait le coeur, et elle pouvait sentir comme un étau autour de sa gorge qui se refermait doucement, comme pour la prévenir de la longue agonie qu'elle devrait affronter en entrant dans ce lieu. Étrangement, elle avait toujours ressenti cet étrange étau dans les moments pareils. Il semblerait que la plupart des personnes aient l'impression qu'une boule se forme dans leur gorge. Dans tous les cas, le résultat était le même : l'angoisse était suffocante. Elle n'aimait pas cette étrange sensation, de manquer ainsi d'air bien qu'étant entourée du plus pur des oxygènes que la nature puisse lui offrir. Il était bien trop dur de sourire sincèrement ainsi.

    Prenant son courage à deux mains, plutôt que de l'attendre à un quelconque lendemain, elle inspira pleinement et souffla tout doucement, les paupières closes. Lorsqu'elle les rouvrit, l'étau c'était un peu desserré, peut-être lasse que sa jeune propriétaire ne daigne écouter ses conseils. Sans plus attendre, Hokuto ouvrit la porte, et la referma derrière elle doucement, sans un bruit. Elle n'hésita que quelques secondes avant de s'avancer dans la serre, et son angoisse refit surface lorsqu'elle s'aperçut que le seul bruit qu'elle pouvait percevoir était celui de ses talons. Les oiseaux, le vent dans les buissons, les voix venant de l'école, tout s'était tu après qu'elle aie fermé la porte. La jeune fille se mit alors à respirer bruyamment, fermant encore une fois ses yeux. Tant qu'elle n'aurait pas regagné son calme, elle ne regarderait pas autour d'elle...

    Hokuto n'est pourtant pas claustrophobe me direz vous, et bien entendu ce n'est pas de cet espace clos que vient son malaise. La lumière du soleil pénétrant sans problème la maison de glace, ses peurs de l'orage et de l'obscurité n'avaient également rien à voir avec ce pourquoi elle se trouvait ici. Toute cette histoire avait pour origine une sorte de défi... Dont les racines remontent à l'éternelle envie d'Hokuto de se débarrasser de ses phobies. Une de ses collègues du club de jardinage lui avait alors proposé une méthode radicale : sauter à pieds joints dans l'espace tant craint. C'est à dire, dans cette situation en particulier, se débarrasser de sa peur de la mort en s'imbibant de celle-ci.

    Avec un léger frisson glissant le long de sa colonne vertébrale, Hokuto ouvrit les yeux. La serre de la mort... C'est ainsi qu'on appelait ce lieu qui ressemblait plus à un entrepôt qu'autre chose, où étaient placées toutes les plantes mortes des alentours. Tout ceci était bien entendu géré par le club de jardinage, aussi il était tout à fait naturel qu'elle y mette les pieds au moins une fois. La léger odeur de putréfaction n'était peut-être pas assez pour l'effrayer. La vision de tant de désolation dans ce monde si coloré et rassurant qu'elle connaissait l'était en revanche. Elle avança une main tremblante vers une fleur dont la tige brune était penchée dans un angle inquiétant, caressant du bout du doigt le dernier pétale qui lui appartenait. Hokuto sursauta violemment lorsque le pétale en question tomba au sol, se détachant de son trône avec un craquement sinistre. Elle fit un, deux, trois pas en arrière, et trébucha sur un vieux tuyau d'arrosage troué abandonné au sol. Avant d'avoir le temps de se rattraper, elle se retrouva entourée de feuilles mortes, tiges craquelées, et autres... Fermant précipitamment les yeux, la jeune fille tenta tant bien que mal d'imaginer les belles roses colorées et pleines de vie qu'elle avait aperçu en chemin, seulement pour être cruellement ramenée à la réalité par les insectes grouillant les plantes qui partaient à la découvert de ce nouveau lieu : son corps. Hokuto se releva en vitesse, chassant les insectes d'un coup de main, et se précipita en dehors de la serre, claquant violemment la porte derrière elle si bien qu'elle fit trembler toute la surface du verre.

    De nouveau, le souffle semblait lui manquer. Ses yeux écarquillés d'horreur fixaient un point invisible devant elle, alors qu'elle s'adossait à l'espace funèbre. Quelques minutes passèrent, et elle parvint un peu à retrouver son calme, cessant les tremblements qui l'avaient saisi et revenant peu à peu à la réalité. Pourtant, un fait bien cruel vint entouré ses bras autour d'elle, doucement et violemment, pour la ramener dans ce cauchemar qu'elle venait de quitter. Sa phobie ne s'était en rien améliorée. Elle s'était même empirée. Jamais auparavant Hokuto n'avait autant était obsédée par la mort, la craignant à chaque coin des salles de cours, à chaque buisson des jardins... Elle leva doucement ses mains de nouveau tremblantes devant son visage, et les fixa longuement, comme si elles auraient pu disparaître d'une seconde à l'autre.

    Are you alive, Hokuto ?

    La concernée se figea. La revoilà, sa conscience, le revoilà, son subconscient, peut importe comment il ou elle se nommait... Cette voix qui chuchotait à son esprit toutes ses peurs, elle croyait s'en être débarrassée. Non, elle était là, toujours avec elle, dans son ombre, dans ses pas, dans ses rêves et cauchemars, attendant toujours qu'elle soit assez vulnérable pour frapper. Fort. Pour faire mal. Et ça marchait. Sans plus réfléchir, comme pour échapper à cette hantise qui la dévorait, Hokuto se mit à courir en direction de l'école. Là bas, il y aurait sourires, rires, elle pourrait enfin oublier tout, absolument tout, cette mort qui la hantait, et cette question qui la poursuivait. Était-elle vraiment vivante ?

    La jeune fille ne vit pas la personne qui se tenait devant elle, et dans sa course, la heurta de plein fouet. Propulsée à terre, elle leva les yeux et fixa cette personne de son regard toujours aussi horrifié, sans parvenir à redescendre sur Terre. Pas un mot, pas une excuse sortit de sa bouche, d'habitude si polie et souriante. Seul un message d'alerte semblait être envoyé par ses yeux bleus écarquillés.

    助けて
    Help me

_________________
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Evans Enderson

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MessageSujet: Re: The voice of the wind whispers in my ear (libre)   Ven 16 Juil - 14:53

(désoler ca ma vraiment trop inspiré je n'ais plus m'en empêché)

-kyyyaaaaa

Tout l’étage sursauta au cri strident. Des têtes se glissèrent des classes et des salles de club pour se tourner dans la direction du club de cuisine. Ou la bonne odeur mais aussi des éclats de voix retentissait. Quelques élèves curieux, entrouvrit la porte du club et put voir ce qui s’y passait. Les cuisiniers devant leurs fourneaux regardaient horrifier ou exaspérer le petit groupe de cinq élèves entourant un sixième aux cheveux flamboyant. Ce dernier le bras ensanglanté, un couteau dans la main se faisait maitriser par ses camarades d’où les éclats de voix lui ordonnant de « lâcher ce fichus couteau » et « d’arrêter ses conneries ». Quand au professeur il préparait une bande et du désinfectant pour le petit suicidaire. Mais Evans car c’était bien lui, en pleine crise d’autoctonie ne l’entendait pas de la même façon. Profitant du moment d’inattention lorsque le professeur voulu le soigner, il recula brusquement son bras et s’enfouit en courant de la salle de club, bousculant sur son passage les petit curieux présent à la porte. Il ne voulait pas être soigné, il ne voulait inquiéter personne, il voulait juste... Mourir. Il parcourra les couloirs rapidement, courant pour qu’on ne le suive pas, le bras entaillé placer tout contre lui en protection du monde extérieur. Le sang imbibait doucement sa chemise blanche, et goutte à goutte traçait son chemin dans les couloirs de l’établissement. Quel bonheur pour les femmes de ménage ! Mais soudainement Evans se figea. Devant lui se trouvait Dorian. Il ne semblait pas encore l’avoir remarqué, mais ce ne saurait tarder. Et quel seras sa réaction lorsqu’il se rendra compte qu’il a retenté de se suicider en plein cours de cuisine ? il le suivrait toute l’après midi lui parlant de la beauté de la vie… non vraiment cet adolescent est vraiment gentil de se préoccupé de lui comme ça mais cette fois, il n’avait aucunement envi de supporter ses monologue incessant et voir barbant.

Il fit donc demi-tour, sortant à toutes jambes de l’académie, fuyant ainsi toute personne susceptible de vouloir le sermonner. Peu importe ou il allait, il voulait être seul, que personne ne dérange cette fois. Sans s’en soucier il se dirigeait tout droit vers les jardins. Cet endroit ou régnait une grande diversité de plantes et de fleurs, un endroit très coloré et respirant mille parfums. Mais au regard du suicidaire, ce merveilleux paysage semblait bien fané, comme sur une très ancienne photo. Un bruit métallique attira son regard. A ces pieds se trouvait le couteau de cuisine qu’il n’avait pas lâché jusqu’alors la lame souillé de sang et ce ne fut que maintenant qu’il remarqua la difficulté qu’il avait de bouger son bras. La perte de sang commençait à se faire sentir, enfin… c’était son bras qu’il ne sentait plus. Il avait dut se trancher profondément pour en arriver là. Tant mieux au moins il en aurait fini aujourd’hui. Comme un automate il se baissa pour ramasser le couteau de sa main valide et continua son chemin, la tête baisser le regard dans le vague.

Ce mois-ci ce devait être sa dixième tentative de suicide ? À sa dernière tentative il essayait de s’étrangler avec un fils de souris informatique. C’est que lorsqu’il s’agissait de se blesser ou de se donner la mort, Evans devenait soudainement très inspirer. Tout pouvait être une arme. Cette fois-ci, il avait utilisé la bonne vieille méthode du couteau de cuisine. Et pourtant tout se passait bien. Même son duo avait accepté qu’il touche un couteau afin de couper le poisson. A vrai dire, vider les tripes d’un animal n’était pas ce qu’elle préférait. Ce fut donc à Evans de le faire. Il sépara en premier lieu la tête du corps puis entreprit de le vider de toutes entrailles et arrête. En apparence tout semblait se passait pour le mieux. Mais seulement en apparence. Evans semblait partir en transe. Découper le poisson, le blesser physiquement semblait réveiller son autoctonies. A la place du pauvre animal il se voyait lui-même, en train de se couper morceau par morceau. C’est ainsi que le couteau « glissa ». Tranchant de sa paume de main jusqu'à son poignet il s’ouvrit le bras ne s’arrêtant que lorsqu’il atteignit le milieu de son avant bras. Le sang suintait automatiquement abondamment, coulant de toute part sur le plan de travail et la nourriture. Il sentit un frisson le parcourir, cela lui faisait du bien et voulant toujours plus, il leva son couteau dans l’intention de se mutiler un peu plus. Ce fut à ce moment que le cri retentit et que le reste de la classe se jeta sur lui pour l’arrêter.

Mais revenons à Evans, qui défilait avec la démarche d’un zombie entre les plantes du club de Jardinage. Ses jambes tremblait, ne supportant son corps que par la détermination d’Evans de s’éloigner de tout élève, la fatigue le gagnait doucement, et sa vue se couvrait d’étoiles et de taches noires. La tête basse, il ne put éviter la jeune fille qui dans son état de panique l’avait percuté dans sa course. N’ayant plus aucune force, il tomba en arrière s’éraflant le coude sur le gravier et la pierre rajoutant toujours un peu plus de sang. Lentement il redressa son visage las, bredouillant des excuses encore et encore tout en se relevant. Il semblait divaguer totalement. Alors qu’il contournait la fille pour s’enfoncer un peu plus dans les jardins il continuait de répéter inlassablement.

-Pardon… pardon… pardon … pardon…

Mais la perte de sang trop important ses jambes refusèrent de le porter plus loin et il tomba à genoux dos à dos avec la jeune fille à peine à un mètre d’elle.

-ho… ma chemise

Ce n’était que maintenant qu’il voyait les dégâts. Certes s’inquiéter pour sa chemise n’était pas vraiment ce qu’il y avait de plus important, mais pour Evans sa blessure n’avait aps d’importance, plus même, il l’aimait.
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Satoshi Kyo
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MessageSujet: Re: The voice of the wind whispers in my ear (libre)   Sam 17 Juil - 22:12

(Je vous honore de ma présence)

Un jour nouveau, une nouvelle aventure allait commencé dès maintenant. Pour le moment, le Dieu Kyo partageais seulement avec Harry Halse. Ce petit gosse de 13 ans, ne changeais pas grand chose dans la chambre. Ce petit avait la maladie de tout oublier, une mémoire de poisson rouge. Ce gamin était sympa aussi, il avait pour idole le petit Dorian et qui était l'idole du petit Dorian la réponse était clair Satoshi Kyo. En plus, ce petit Harry était membre du club de journalisme. Qui disait journalisme disait article de journal. Kyo pourrait utiliser Harry pour arrivé a ses fins. Publier des articles de journal, qui le mettrait en valeur dans son statut de Dieu. Il pourrait demander gentiment a Harry de publier ces articles pour lui.

Comme a son habitude, Kyo se levait toujours au lever du soleil, pour profiter un maximum de la journée. Et qui ces, chaque jours réservait des surprises de taille. Avant de sortir, Kyo fit sortir Hibird de sa cage et le déposa sur son épaule. De l'air frais de temps à autre lui ferait du grand bien. Il alla tout d'abord chercher des pommes au réfectoire qu'il pourrait manger tout en se promenant dans le jardin. Les jardin était l'endroit parfait pour créer un tout nouveau discours de Dieu comme lui seul savait faire. Et puis, Hibird pourrait se poser dans un arbre et profiter de l'air frais.

Alors qu'il marchait et marchait entre les plantes du jardin, Kyo pouvait remarquer le bon travail du club de jardinage. Mais il manquait clairement quelque chose dans ces jardin. Oui oui, il manquait le truc le plus important. Une sculpture de Satoshi Kyo. Oui ce jardin allait être parfait, lorsqu'il aurait une sculpture de lui dans cette endroit. L'air frais de l'été était juste parfait mais parfait.

Après une bonne heure de marche dans les jardins, il trouva enfin un banc ou il pourrait s'assoir afin d'écrire un nouveau discourt. Il sorti de son veston un papier et un crayon et commença a écrire

- Cher Écoliers et Écolières,

Non non sa va pas. Je recommence

Cher Fidèle,

Moi votre Dieu Satoshi Kyo, est fier d'être devant vous aujourd'hui. Fier de voir autant de gens réunis devant leur Dieu moi. Encore aujourd'hui, je vous offre un nouveau discours. Toute personnes ici présente, est conscient ou a pris conscience que je suis Dieu. En réalité, je suis VOTRE Dieu celui que vous devez vénérer et vous prosternez devant moi lorsque je vous l'ordonne. Mes cher fidèle, vous êtes ceux qui écrirez mon histoire, ma vie passé dans cette école. Vous qui allez faire où même demander des sculptures de moi. Vous qui allez les installer un peu partout dans les villes et dans les autres pays. Pourquoi des sculptures? pour que tout le monde prennent conscience du Dieu que vous idolez celui qui vous pardonnera pour vos fautes commises. Votre Dieu qui vous comprend. Il est grand temps...


Des bruits ou plutôt des paroles, troubla le silence et la création de Kyo. Il se leva donc de son banc et appela Hibird pour aller voir qui pouvait bien provoquer tout ce bruit. Alors qu'il tourna à gauche, il remarqua deux petit traditionnels dont l'un était dans son club d'informatique. Tout deux semblait blesser ou était blesser peu importe. Il regarda donc les deux traditionnels et leur dit

- Mais pour qui vous prenez vous, pour gâchez le silence qui régnait ici. Et pour qui vous prenez vous pour gâchez ma création de mon discours de DIEU!

Il était peut-être blessé, mais Kyo n'allait pas permettre a qui que se soit de l'interrompre, alors qu'il était entrain d'écrire son nouveau discours de Dieu
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Dorian D. O'Ryan

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MessageSujet: Re: The voice of the wind whispers in my ear (libre)   Lun 26 Juil - 12:03

    言葉にできなくて
    BRIGHT

    Depuis combien de temps n'avait-il pas profité d'un soleil si pur dans ce pays brumeux ? Aucun trouble ne pouvait plus régner. Aucune haine, aucun soupire. Le seul bruit du vent venait perturber le silence de cette journée si parfaite. Quelques insectes bourdonnaient, donnant du courage aux plus humbles, profitant de cette si rare source de soleil pour s'abreuver de ces fleurs. Vivre d'elles, s'imprégner d'êtres si délicats sans même se soucier des conséquences. Dans un mouvement lent, accompagné d'un sourire serein, le jeune garçon assis dans l'herbe, un bouquin à la main, leva son regard vers le voile bleu recouvrant ce désert vert qui s'offrait à lui. Tout était habituellement noir, grouillant de monde, personnes ternies par le stresse du travail, ou par quelque chose de beaucoup plus occulte, de beaucoup plus secret. Un fait honteux dont personne n'ose jamais parler. Un silence qui se veut être bénéfique, une vie cachant un lourd fardeau. La maladie. Tous, tous possédaient ce poids sur leurs épaules, et c'est pour communiquer qu'Iskis avait été crée. Mais à la finale, qui s'en était vraiment sorti et qui s'enfonçait de plus en plus dans les abysses de la peur ? Dans un mouvement lent, le jeune garçon soupira et ferma doucement le trésor qu'il tenait tendrement dans ses mains d'artiste. Ses yeux se posèrent sur cette petit coupure, marque d'un livre trop vite ouvert, installée sur son doigt. Le sang ne coulait plus, seule une petite ouverture se montrait timidement, et elle semblait s'étirer dans un sourire diabolique aux yeux du garçon. Mais il n'en démordit pas. Peu à peu, la panique qu'il ressentait à la vue de cette imperfection s'évacuait. Le courage le berçait dans sa mélodie et l'aida à se relever, quittant du regard l'horreur d'un futur perdu.

    Beaucoup d'entre eux c'étaient perdus. Combien étaient un jour montés dans les laboratoires de l'académie s'en jamais en redescendre ? Des peurs trop puissantes pour qu'on ne puisse y faire quoi que ce soit, les plus touchés y étaient restés. La plus longue mèche blonde de ses cheveux dansa au rythme du vent quand il prit de l'ampleur alors qu'il marchait, pas devant l'autre, vers l'académie. Rares étaient les jours où l'on pouvait la trouver si vide, les vacances approchants en étaient-elles la raison ? Peu importait, ce dimanche se révélait le plus calme qu'il n'eut jamais vécu. Un papillon vint stopper sa douce marche, posant ses petites pattes sur les doigts du pianistes. Source de couleur, source de son sourire, il reste immobile à contempler cet être si rare. L'écosse était un pays si triste, couvert de brouillard, habité par la pluie et hanté par les fantomes. Si une quelconque source de chaleur se faisait sentir, alors il fallait la saisir. Et c'est ce qu'il fit, alors que le papillon s'envolait de nouveau vers un endroit qu'il ignorait encore. Ce garçon, étrangement fasciné par la lumière étant venue le trouver, se mit à le suivre, ce petit insecte. Etait-ce déjà écrit, ou bien le hasard écrivit la plus belle des histoires ? Cette journée devait-elle se passer ainsi, ou bien rien n'est qu'une pure coincidence ? Qui y pense le vit. Des pas silencieux, un visage rayonnant, un trésor gardé précieusement. Le garçon, aux yeux plus bleus que l'océan, fixait ce Papillon. Mais que diable faisait-il ?

    Si personne n'a jamais entendu parlé de Dorian O'Ryan, beaucoup savent qu'un idiot est au club d'Hôtes. Blond, aux yeux plus perçants que ceux d'un serpent et au sourire inneffaçable, est aux services de Satoshi Kyo. Et si même n'en ont-ils pas entendu parlé de la sorte, alors beaucoup le connaissent comme simplement membre du Conseil des Etudiants d'Iskis. Délégué de sa classe contre son gré, peu peuvent cependant se venter de le connaitre vraiment. Parfait idiot naïf aux yeux de tous, personne n'aurait été étonné de le voir marcher derrière un papillon. Cependant, qui aurait un jour pu prétendre à avoir perçu ce sourire si triste sur son visage ? Dorian n'avait plus peur. Sa phobie s'effaçait, se terrait au plus profond de lui petit à petit. La sureté qu'il revienne dans cette académie l'année suivante s'était gommée aussi facilement que du crayon papier. Alors pourquoi cette tristesse ? Qu'elle était ce sentiment, cette impression de vide, au plus profond de lui ? Ce n'était pas la fatigue. Il avait bravé son combat contre sa phobie. S'arrêtant petit à petit, il ammena sa coupure à ses yeux. Elle ne lui faisait rien. Il était pourtant imparfait, et n'avait toujours pas très bien compris ce qui poussait certaines personnes à l'apprécier, mais il savait que cette coupure, cette blessure intérieure, se refermerait. Que bientôt cette trace de vie s'effacerait pour laisser place à une peau satinée et sans défauts. Hésitant, il attrapa la lettre qui servait de marque page au livre qu'il venait de terminer. Ouvrant doucement l'enveloppe, il regarda le papier plié soigneusement avant de finalement l'ouvrir. Ses yeux se ternirent encore un peu plus de tristesse à sa lecture, et le pauvre sourire qui régnait encore sur ses lèvres s'effaça totalement. Il relut une fois la lettre, peut-être deux, et la replia encore plus parfaitement qu'elle ne l'était à la base. Ceci était son trésor, sa libération comme son emprisonnement. A la finale, ce n'avait jamais été pour sa mère qu'il avait voulu être parfait...

    Le petit papillon qu'il avait suivi vint se poser sur son épaule, comme pour le réconforter, si encore une telle chose était possible. Puis, il reprit son envol alors que le jeune homme passait une manche sur ses yeux et retrouvait son sourire. Et l'instinct de le suivre l'entreignait toujours. Petit à petit, il se rendit compte que les Serres s'approchaient. "Petit Papillon, Attends moi !" avait-il lancé, peut-être pour se rassurer tout seul qu'il n'avait pas si changé que ça. Mais rien dans sa voix ne laissait entrevoir un petit brun de joie. Seul le mensonge résonnait dans le vide des jardins, écho d'un sentiment tout aussi inexistant. Les monstres ne ressentent rien après tout... Mais tous ses soucis actuels s'évacuèrent en un instant. Le petit papillon, ayant maintenant pris beaucoup de distance, tournait autour d'une jeune fille. D'une petite fille. Les yeux de Dorian se dirigèrent vers quelqu'un d'autre, quelqu'un qu'il connaissait bien, quelqu'un qu'il n'aurait jamais voulu voir comme ça: Evans Enderson. Doucement, puis plus rapidement, les yeux du blond s'écarquillèrent à la vue de tout ce sang et il commença à accélérer son pas avant de courir vers les deux personnes. Une panique vint l'étringler lorsqu'il prit conscience de tout le sang qu'avait perdu Evans, mais étrangement, le petit Papillon continuait de tourner autour de la demoiselle. Déléguée des Traditionnelles, il l'avait souvent croisée souriante, mais rarement dans cet état. Ses yeux lançaient des appels, une détresse rare que Dorian n'ignorait pas. Mais alors qui'l arrivait à leur niveau et qu'il se laissa tomber à genoux à côté d'Evans pour évaluer ses blessures, lui lançant d'un calme étonnant "Ne bouge pas", il entendit une voix qu'il ne connaissait que trop.

        Kyo, va chercher quelque chose pour le soigner ! Il va mourirrrrr !


    Il s'était très rarement adressé de la sorte à Satoshi Kyo, celui à qui il obéissait toujours. Il sentait déjà venir la réplique "Tu n'as pas d'ordres à donner à un Dieu, tu n'as qu'à le faire toi-même !" et c'est surement ce qu'il ferait. Mais en attendant, il avait l'espoir que le chef du Club d'Hôtes se montre humain. Non, c'était impossible. Lui n'avait jamais progressé, sa maladie ne s'était jamais altérée. Pourquoi diable pensait-il des choses aussi sérieuses ? il ne fallait pas. Si Dorian avait toujours eu tendance à extrapoler et exagérer tous ses dires, on sentait cette fois ci que la panique qu'il avait tenté de sortir au mot "mourir" n'avait rien de naturelle, contrairement à son habitude. Oui, il pensait décidément à autre chose. Son regard se tourna doucement vers la jeune demoiselle qui semblait un peu paniquée et il lui sourit, sincèrement, un petit sourire qui se voulait réconfortant au milieu de temps de panique, alors que la mort allait s'emparer d'Evans si rien ne se passait. Elle était peut-être apeurée, à l'évocation de la mort, ou peut-être qu'autre chose habillait son visage pâle. Dans tous les cas, le jeune homme, s'il n'était pas à genoux à côté d'Evans, enlaçant d'un bras ses épaules pour qu'il tienne le coup, aurait surement passé du temps avec elle. Toujours avec ce sourire réconfortant, il forma secrètement avec ses lèvres les mots "All is bright", de façon à ce qu'elle seule puisse les lires. La détresse de son regard était à ses yeux plus importante que tout le reste : Aucune demoiselle ne se devait d'être malheureuse. Et leur rendre le sourire était après tout le devoir d'un Hôte, même si embrassé par le deuil.
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