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 « Kiss My Blood » • Dorian

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Aleksei B. Hells

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MessageSujet: « Kiss My Blood » • Dorian   Jeu 10 Juin - 22:36

Kiss My Blood


    *soupir* Et que faisais-je ici exactement ? La porte sombre en face de moi me semble faite d'un bois noble. Probablement du hêtre, ou du chêne. Pourquoi pas du boulot, ou encore de l'olivier ? Pouvait-on faire des portes avec des oliviers ? Peut-être que cela se faisait dans ce régions chaudes où l'arbre était si prompt à pousser. Sur le bord des côtes françaises, dans le sud de ce pays qui devait être le seul en monde à ne pas me fasciner d'une quelconque façon que ce fut. Je n'y avais jamais vécu cependant, mais je n'étais pas curieuse d'en connaitre les beautés et la culture. Et comment en étais-je arrivée à me poser de telles questions ? Je n'y connais rien en arbres, ou en porte, ou même en menuiserie. Après tout, je ne me posais ces questions que pour une seule raison : contrôler la peur qui me tordait le ventre à ce moment précis.
    Je n'avais plus d'ongle, à part celui que je venais d'arracher à l'annuaire de ma main droite, et qui se baladait encore entre mes dents. Bloqué, entre deux dents de côtés, je bataillais avec ma langue pour le sortir de là où il s'était logé avec autant de précision que possible afin que ceci soit le plus discret que ce puisse. Mais il n'y avait rien à faire, et je me sentais de plus en plus stressée. Et cette porte sombre qui semblait prête à s'ouvrir à tout moment et à m'engloutir. Monstre hideux, aux dents acérés et longues, pointues comme des couteaux. Au regard rouge, étincelant et enflammé. Aux immenses pattes noires, au pelage gris, avec des griffes à chaque extrémité que ce fut. Avec des oreilles poilues, levant vers le ciel, glorieux et fourbe. Et, surtout, la queue battant dans l'air, arrachant les derniers cris de supplice à ceux qui ont fauté, comme nous. Je me sentais si ... misérable, et si faible à présent. Je n'osais pas même regarder celui qui se trouvait à mon côté ... Quoi que si en fait.

    Mon regard croisait le sien, un quart de seconde peut - être, et je soupirais. Comment en étais-je arrivé là, face au bureau du directeur ?


***
un petit bond dans le passé pour se souvenir de tous ces instants perdus
***


    Le matin se levait sur un ciel brumeux, pour changer un peu, et c'est d'une humeur aventureuse que je sautais de mont lit pour rejoindre la salle commune, la bibliothèque ou une salle de cours. Heureux les indécis. Après tout, il n'y avait que cela pour bien vivre, ne pas pouvoir choisir entre deux bonnes choses. Ne réussir à voir le verre qu'à moitié plein. Le problème c'est lorsque nous avions deux verres, l'un rouge et l'un bleu, et que nous ne pouvions décider de la couleur que nous préférions gouter. Mais là où je trouvais le plus de complaisance à me trouver ce fut dans mon lit, et j'y restais longtemps me semble-t-il.
    11h34, le réveil ne semble plus vouloir s'arrêter de sonner, et j'écoutais avec délectation la mélodie qui s'en échappait. « Dim Dou Di Da ! » Et je chante, en rythme avec cette chanson sans parole, cette mélodie entrainante qui semblait contraindre mes amis de dortoir à vouloir me faire la peau. C'est probablement ainsi que je me suis retrouvée en pyjama dans le couloir à midi ... Déprimant.

    Good Morning ! Gooood Moooorning !!

    Et dans les couloirs personne n'est là pour vous ravir d'un sourire, et tous vous accueille avec des doigts et des rires. Tête haute, dans mon ensemble rose, un nounours jaune dessiné sur la poitrine, je marche dans me retourner. Quelques sifflements se font entendre, et ils me perturbent plus que les rires. Je regarde un temps mon accoutrement. Et rougis. Mince !
    J'étais pied nus, ne m'en déplaise, mon pantalon trois quart, et un débardeur au décolleté prononcé qui laissait paraitre une partir de ma poitrine, sous le tissu fin. En même temps, c'est pas comme si j'étais du genre prude. Lorsque l'on a un corps de rêve comme le mien. Je préfère de loin passer une main dans ma chevelure rose, un mouvement d'épaule délicat et un regard sensuelle vers une bande de garçon timide et je suis partie pour une bonne journée. Je n'ai cependant pas envie de manger du pain.

    Je préférais de loin s'assoir sur les grands escaliers se trouvant dans le hall d'entré. Je sentais ma gorge sèche, n'ayant rien bu depuis la veille, mais je savais ne pouvoir me satisfaire d'un thé, du lait, ou d'un chocolat chaud. Rien de tout cela ne pouvait me conférer le moindre petit plaisir. Et aucune de mes colocataires n'avait pris de chien ou de chat avec elle ... Pour mon plus grand déplaisir. Je saurais même me satisfaire d'un lapin, un poisson ou un rat. Oui, un petit rat tout mignon.
    Mais je ne pensais pas qu'il y eut de rat dans l'école, et je n'avais pas le foi de partir à la chasse en cette glorieuse journée. La pluie battait contre les fenêtres.
    * soupir * Que pouvais-je bien attendre ainsi ? Je me sentais si seule aujourd'hui, et cela ne me convenait que peu en réalité, car je n'étais pas du genre à apprécier la solitude. Il y avait quelques personnes dans la salle, mais aucune ne me portait attention, ce que je n'aimais pas vraiment en réalité. Et toujours dans ce pyjama presque neuf je regardais ces personnes passaient devant ma vie sans en avoir conscience.

    « J'ai faim ! » Et bien que j'aurais voulu dire autre chose dans un moment aussi crucial cela ne me vint pas. Je regardais le ciel, priant silencieusement pour que le destin m'envoie un message. « N'y a-t-il donc aucune âme généreuse dans cette école ?!? » Ou un messager ...
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Dorian D. O'Ryan

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MessageSujet: Re: « Kiss My Blood » • Dorian   Ven 11 Juin - 0:45

        « Je ne sais pas si âme généreuse je suis, Princess. » Dis-je tout en sortant ce présent, compagnon de toujours et réconfort de nostalgie, frivole âme perdue qui s'était logée dans mon manteau de neige. « Laisse moi cependant t'offrir cette rose, et qu'elle ne soit qu'une misère à côté de ta beauté me couvre de honte de ne pouvoir offrir mieux. »


    C'était encore une si jolie journée, cadeau d'une force supérieure mais mystérieuse, envoutante, attirante qui dans chacun de ses souffles m'offrait cette joie de vivre chaque instant, que dès ses premières lueurs le soleil m'avait poussé à poser mes pieds à terre. Ou plutôt, ce réveil, méchant d'une histoire de grands, avait misérablement sonné, me laissant l'honneur d'assister à ses derniers instants de vie avant que le son s'écroule dans un gémissement étrange et... terrifiant. Ainsi m'étais-je réveillé devant la mort d'une créature ! Aussi morte et sans conscience soit-elle, je ne pouvais plus sentir la joie que j'éprouvais alors habituellement en me levant. Triste, je l'étais. Qui aurait été comblé de devoir changer les piles d'un réveil tout juste acheté ? Oh Misère, si seulement tu avais entendu mes pensées à ce moment précis, peut-être le reste de ce jour aurait-il été moins terrifiant pour tout être humain de ce monde ? Quoi qu'il en soit, c'est très tôt, mais également sans sourire que je me rendis dans le Réfectoire pour y retrouver tous les petits membres de mon club et ces quelques demoiselles qui avaient eu le courage de se lever pour... Une balade dans le brouillard de cette journée ! Vous a-t-on déjà parlé de l'Écosse ? Inquiétant pays aux courses folles contre les légendes, réputé pour ses manoirs hantés, elle est l'Île la plus redoutée de toute la Grande Bretage ! Imaginez-vous, cette chance que nous avions ! Vivre dans le pays le plus craint pas les anglais ! C'était une chose rare et que je pouvais en être fier ! Même si mon anglais était encore plus mauvais qu'un chinois essayant de parler Turc, j'éprouvais une telle fierté ! C'était... Merveilleux ! Fabuleux ! WONDERFUL ! Je m'imaginais déjà sur les Unes de journaux, épatant à grand coups de sourire tous les lecteurs qui, immédiatement seraient venus en Écosse pour visiter cet merveille de pays ! C'était décidé, je ferai de l'Écosse l'Île la plus connue de ce monde !

    Si j'avais, ce matin là, fait l'offrande de mon réveil à cette force supérieure qui siège dans le ciel et qui veille sur nous, ce n'était pas pour que Bozo vienne me rendre visite. Non, bien sûr la raison était plus recherchée, plus délicate, raffinée, et m'avait ainsi volé le dernier espoir qu'il me restait de pouvoir arriver à l'heure à mes cours. Détrompez vous. J'adore Bozo ! Il est si drôle et j'aime voir son gros... Oui, nous en parlerons un autre jour. L'égarement est un piège vicieux dans lequel tous nous tombons un jour ou l'autre et nous laissons ainsi faire. Hm, donc... Ainsi donc, gros manteau de fourrure blanche, seule arme face au froid mordant de la région, chaussure de marche garantissant ma survie face à ces affreuses créatures appelées cloportes, le Club d'Hôtes escorterait ces jeunes demoiselles faire quelques boutiques en ce jour de Samedi. Ce fut une si agréable matinée ! Kyo parlait sans cesse, c'était si agréable ! Tout comme Sharon qui n'avait fait que danser avec tant de souplesse. Tout fut magnifique ! Mais mon narrateur m'ordonne de vous épargner tous les détails de cette matinée tout simplement... Sublime ! Aussi dus-je quitter le petit groupe pour raccompagner cette fleur en effervescence qui éblouissait tous mes sens, elle qui tremblait face aux fantomes du brouillard. Douce adolescente aux supplices de l’envie, sa fragilité fut sauver par ce simple garçon dépourvu de toute intelligence et qui parle pour rien dire ! Et à peine rentrions nous dans l’académie que sur les marches du Hall, assise et pensante, elle m’apparut. Rédactrice de mon Destin, Dessinatrice de mon chemin, elle était là, pâle flocon habité par cette flamme ardante, regardant avec cette lueur chaque prétendant à ses désirs obscurs.

    Je laissai la douce demoiselle que j’avais raccompagné me quitter pour me diriger vers cette si jolie jeune fille qui semblait vouloir quelque chose. Cette expression de besoin sur son visage devait disparaitre. Désir, flambante poigne détruisant nos sens, amenuisant notre intelligence, toi qui de nous fait de simple larbins, de simples fantômes, ce jour là tu l’avais frappée. Cette demoiselle au regard émeraude. Et je m’en approchai, de cette lionne assoiffée.

        « Je ne sais pas si âme généreuse je suis, Princess. » Dis-je tout en sortant ce présent, compagnon de toujours et réconfort de nostalgie, frivole âme perdue qui s'était logée dans mon manteau de neige. « Laisse moi cependant t'offrir cette rose, et qu'elle ne soit qu'une misère à côté de ta beauté me couvre de honte de ne pouvoir offrir mieux. »


    Je détestais savoir une demoiselle en détresse. Je devais l’aider, et même si je ne savais comment, je m’offrirai à tous ses désirs pour ce faire. Je me plierai ce jour là en quatre pour pouvoir lui rendre ce sourire qui certainement, devait lui allait à ravir. Et dans ces gestes majestueux, je me penchai et lui tendait une rose, assortie à ses cheveux d’un nacre parfait, posant l’un de mes pieds sur la première marche de l’escalier afin de pouvoir poser mon avant-bras sur ma jambe. Elle était jeune. Je l’avais déjà croisée, sans pour autant ne jamais lui avoir parlé. Quelle chose avais-je manqué ? ! Je n’en savais encore rien, et si l’on me conseilla toujours de ne pas parler aux inconnus, il était pour moi chose impossible de voir plus longtemps sur ce visage cette étrange lueur qui façonnait son regard.

        «Une telle expression en une si belle journée ne devrait exister » Déclarais-je alors que le brouillard s’épaississait de minutes en minutes au dehors de l’académie.« Puis-je avoir l’honneur de connaître le nom d’une si charmante jeune fille ? »


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MessageSujet: Re: « Kiss My Blood » • Dorian   Lun 14 Juin - 21:39

    Devais-je réellement attendre là que tout ce passe ? Les marches étaient froides sous mes fesses, et si dures que j'en avais déjà mal au postérieur. Mais je ne devais pas me soustraire à cette emplacement de choix, car j'avais la certitude que le vent allait tourner. Car, enfin, je n'étais pas une Hells pour rien, et j'étais sure que je ne pouvais être maudite par une si belle journée. Je ne pouvais pas être maudite du tout en somme, car j'étais un héros, et l'on n'avait jamais entendu dire que Hercule était mort de solitude. Il n'y avait pas de problème pour les héros, ils étaient entourés par l'amour et la dévotion que les gens avaient pour mieux. Je ne pouvais que rêver de cette gloire si resplendissante, à l'aube d'une époque faite d'indifférence et de sarcasme. Je pouvais encore croire à toutes ses histoires qui contaient les exploits extraordinaires de personnes comme tout autre. Je souhaitais plus que tout au monde être aussi courageuse que Catwoman, douée que Superman, et agile que Spiderman. Ces héros qui avaient trouvé dans mon coeur une place de choix. Je ne me séparais jamais de ce poster les représentant tous, et je l'embrassais religieusement dans mon placard lorsque j'ouvrais celui-ci pour m'emparer de mes petites culottes.

    Alors, je ne pouvais pas croire qu'aujourd'hui j'allais rester seule bien longtemps. Peut-être aurais-je dû mettre ce temps à profit pour chercher quelques pauvres âmes à secourir, bien que je me sentais lasse de tout ceci. Ce qui me semblait normal. L'appel de la banalité - parfois - lorsque nous passions notre temps à sauver le monde, nous pesait. Mais ce n'était que passager, comme un coup de blues soudain, qui se dissipe sous l'adrénaline fulgurante. Je voulais être forte à nouveau, mais j'avais bien trop faim pour réussir à me lever.
    Cette faim n'était pas comme toutes les autres. Il ne me suffirait pas de me retrouver à la cantine, devant un croissant et un verre de lait pour aller mieux. Je le savais, je le sentais dans mes entrailles qui asséchait ma gorge. Je la sentais qui faisait monter ma bile le long de mon œsophage. Ma main se figea devant ma bouche, et je retenais la révulsion qui me tordait le ventre. La famine faisait vriller mes tympans, et je tâchais de me concentrer sur ce qui pouvait bien m'entourer à ce moment même. Des voix, lointaines et criardes me sortirent de ma torpeur et de mon malaise - bien que celui-ci ne se dissipa aucunement -. Les mots sortaient de ma bouche, n'étaient pas les miens. Mon regard se figea d'une colère violente, d'une soif dévorante. Mon corps entier se crispa lorsque le jeune homme vint vers moi. Son nom ne m'était pas inconnu, et pour cause, il était probablement très connu dans cette école, de part son appartenance à pas mal de groupe important. Je n'avais cependant jamais fait cas de sa présence : il n'avait jamais semblé avoir eu besoin de mes services.

    Pourtant alors qu'il s'approcha de moi, je ne pus réussir à me remémorer son pseudonymes. J'avais beau tourner et retourner les souvenirs dans mon esprit, je restais figeait dans l'attente de ma rédemption. Je voulais aller mieux, Seigneur, je serais ton fidèle disciple si tu me laisse l'approcher... Et il fut là, l'instant suivant, me regarda avec cet air que j'appréciais énormément, de servitude et de docilité. Pourquoi n'y avait-il pas plus d'élève comme lui dans cette école, celui pouvait être tellement simple de les approcher... Sa voix se fit douce, attendrit, et quelque peu pitoyable, lorsqu'elle résonna à mes oreilles comme une prière muette, une soumission à demie-dévoilée.

    Poète éperdue de la faiblesse des autres, heureux donateur, il vint à moi dans l'idée de me donner le secours qui exultera cette obsession dans mon regard alors que la veine dans son coup battait furieusement. Je n'avais jamais autant désiré quelqu'un qu'à cette instant. Il se pencha vers moi, usant de doux noms remplaçant le mien qu'il ignorait. « Princess » et depuis combien de temps ne m'avait-on appeler ainsi ? Jamais, je le crains fort, et il ne me déplaisait pas que cette instant vint enfin. Je lui offris ce sourire carnassier qui laissait fort bien entrevoir mes envies.
    La rose qu'il me tendit, je la pris, et me piquais de ses épines. Le sang coula de mon doigt, et aussitôt, je le pris dans mes lèvres pour en sucer le gout exquis. « hum ... » Le gémissement ne se retint point longtemps d'entre mes lèvres. Il me semblait que cette élixir était cependant fade, et je ne m'en contentais nullement. Et c'est pour cela que je me levais pour être à la hauteur du jeune homme, alors que celui-ci tenter encore de m'approcher, s'enlisait dans cette situation qui me ravissait plus que nulle autre.
    Il semblait que le temps fut tout aussi capricieux que moi, lorsque la brume nous recouvra d'un manteau épais, assombrissant les couloirs, la lumière qui perçait encore à travers la pénombre, éclairé le jeune homme d'une ora fantastique. Il me semblait le voir résigner et souriant, fataliste et heureux ainsi, de se donner à moi sans concession. Ou alors, était-ce la soif qui parlait, et espérait que cela fut le cas. Il me demanda mon nom, et avec une telle politesse que je ne me sentais pas le coeur de le lui refuser.


    « Je ne comprends guère en quoi mon nom puisse vous être utile, mais vous me semblez si emprunt de bonté que je ne peux que vous le concéder. » Annonçais - je avec un charme dissimulé sous l'amusement évident de mes propos. « Aleksei Hells. Mais appelez moi donc Bloody, comme tout le monde ici qui aurait le privilège de me connaitre. »

    Fière d'une telle agilité de mots et de poésie, je me dressais face à lui avec une prestance toute particulière, mais alors que je descendait la marche qui me séparait de son niveau, je crains fort que je n'eus perdu l'équilibre, pour tenter de me rattraper au jeune homme, et n'y parvenant pas, je m'étalais sur le sol, lamentablement ... Déboussolée, perdue, honteuse, affreusement mal à l'aise, je tentais de me lever, et aider le garçon à en faire de même.

    « JE ... Je ... Je ... je ... Je ... suis ... Je suis ... AFFREUSEMENT DESOLEE !! PARDONNE ! PARDON PARDON PARDON !! J'AI PAS VU LA MARCHE !! Enfin, si je l'ai vu mais ... mais ... mais ... JE PENSAIS PAS QU'ELLE SERAIT AUSSI ... aussi ... aus... AUSSI HAUTE !!! » *respire* « PFiou ! Voila, excuse moi. Par contre, je pense bien te connaitre, mais ton nom m'échappe, quel est-il ? »

    L'accident déjà oubliée, Quel accident ? , je lui souriais avec bien plus de chaleur. Il était beau ... Et incroyablement appétissant ... , ce jolie garçon.
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Dorian D. O'Ryan

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MessageSujet: Re: « Kiss My Blood » • Dorian   Mar 15 Juin - 18:18

    Quick Quick Slow. Quick Quick Slow. Quick Quick Slow. Une si belle valse pour une si jolie soirée d'été. De ma vie, on m'avait toujours dit que j'étais beau. Une beauté parmi toutes ces fleurs qui me tournaient autour, un rare joyaux qu'il fallait préservé de la mocheté du Monde. Ce n'est qu'aujourd'hui que je peux répondre à ma Grand-Mère qui avait si gentiment prononcé ces mots lorsqu'elle m'apprenait cette valse sous ce rythme. Quick Quick Slow. Quick Quick Slow. Les quelques feuilles qui commençaient à quitter leur arbre pour s'échapper le temps de quelques secondes nous tournaient ensemble dans cette tornade endiablée. Comme tout Gentleman était, je me devais de connaitre les bases de la Haute Société à laquelle j'apprenais, et mon premier bal approchait. Alors elle le dit. Et peut-être est-ce depuis ce jour que je me tue à être Beau, que j'ai peur d'être déformé. Pour ne pas un peu plus salir la société. Langage cru. Perte des Belles Paroles. Aucun respect du corps. Arnaques et Argent avant tout. Voilà à quoi elle pensait. A tous ces pleurs, à toutes ces personnes mals dans leur peau et ce pourquoi ? Parce que la société leur dit d'être mince. Parce que la société leur demande d'être beaux. Parce qu'elle les oblige à un langage qui ne leur convient pas. Parce qu'ils n'ont pas le droit d'être différent. Et c'est ce contre quoi, depuis toujours, je me bats, cette promesse à laquelle je ne faillirai pas. Je leur rendrai ce sourire oublié, qu'importe les moyens, qu'importe les sacrifices. C'est pourquoi j'ai rejoint le Club d'Hôte. Si ma vision de ce club est différente de celle de son président, Kyo, il en reste tout de même une chose : Nous faisons plaisir à ces gentilles demoiselles.

    On m'a souvent dit que j'étais un bourreau des cœurs. Et bien et bien ! Si je le suis, qu'on me dise ce que c'est ! Mais cela sonne tellement bien, un si beau son à l'oreille ! Qu'on me le redise, j'aime ces mots ! Cependant Kyo m'a interdit de demandé à ce qu'on me le dise. Et bien tant pis ! Je ne l'entendrai plus, pour le bien du Club d'Hôtes qu'il m'a dit ! Et si je n'avais jamais vu cette jeune fille au club, c'est que notre rencontre était écrite autrement. Nous étions destinés à nous rencontrer pour autre chose. Quelque chose de plus complexe, de plus tordu, mais également de plus fort qu'une simple relation d'Hôtes. Et si je n'imaginais pas encore à quel point, je ne pus que faire en sorte d'amortir sa chute quand elle tomba maladroitement sur moi. Il ne fallait pas qu'elle souffre. Ses yeux décrivaient déjà une envie si profonde, si intense que je ne comprenais pas ce qu'elle désirait, ce que je pouvais lui apporter mais je savais que, peu importe ce que je dusse faire, tous mes services lui seraient accordés. Et c'était bien le moment de le dire. Tombé, et une légère douleur dans le dos, je [l]la[/i] sentais déjà s'insinuer mielleusement dans mes pensées et s'emparer de mes songes. Une sensation que je connaissais bien, qui m'avait suivi tant de temps, qui m'accompagnait partout où j'allais. Et celle qui m'avait valu l'immense privilège d'être dans cette académie, j'ai nommé... La peur. Mais pas cette peur de voir une araignée me tomber dessus ou une vilaine guêpe me piquer. Non, c'était cette étrange sensation, ce cœur qui commence à s'accélérer, mes pensées tournées vers une seule chose: Mon dos est-il abimé.

    Ce n'était cependant pas le moment d'y penser, et je le savais. Cette demoiselle devant moi avait besoin de mes services avant que je ne pense à ce qui torturait mon dos. Je me relevai donc en acceptant avec un grand sourire de remerciement sa généreuse aide et gérai admirablement bien ces pensées obscures qui, bientôt, me pousseraient à courir partout dans les couloirs en criant ma peur panique d'avoir une simple petite égratignure garnissant ma peau déjà fait d'UN grain de beauté. Ce moment n'était pas arrivait, et je ne pouvais que rougir de honte devant ses excuses qui m'accablaient de solitude. Comment une si parfaite demoiselle pouvait-elle s'excuser devant quelqu'un aussi déformé que moi ? Mon dos était bien trop abimé pour qu'elle puisse se permettre de telles excuses et c'est ainsi que je ne pouvais les écouter sans faire des gestes idiots avec mes mains en essayant de lui dire d'arrêter.

        Non... ne.... n.... Ne t'excuse pas comme ça ! C'est moi ! Je suis terriblement confus ! Comment pourrais-je me rattraper d'une telle infamie ? ! Non; non arrête ! Vraiment, c'est de ma faute ! Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour me rattraper et...


    Lorsqu'on parle en même temps qu'une autre personne, le son dégagé ne devient qu'un brouhaha nous empêchant de comprendre un traitre mot. C'est pourquoi je crois bien que l'un comme l'autre nous n'avons pu réellement entendre ce que nous disions. Cependant, la rougeur de mes jours disparut vite quand j'entendis la fin de sa phrase, qui par chance - ou a cause du destin - était plus longue que la mienne. Mon nom était surement l'un des plus connu de cette académie, aussi était-il rare que j'eusse à répondre à cette question. Heureux de pouvoir enfin me présenter à quelqu'un, je m'inclinais respecteusement, main droite collée à mon épaule gauche, et me redressait toujours aussi respectueusement. Le respect était une chose importante qui, comme le reste de mon éducation, m'avait été enseignée avec sévérité et à laquelle je ne pouvais plus échapper. Ces lois auxquelles ont m'avait enchainé étaient maintenant maîtres de moi et c'est pourquoi, mon langage comme mes manières devaient souvent sembler décalées. Mais ça m'allait. Je m'y ferai. J'y étais habitué.

        C'est un honneur de pouvoir me présenter face à une si adorable demoiselle. Dorian O'Ryan, au gré de vous servir Princess. Si encore je savais en quoi mes services pourraient être offerts ~ Il n'y avait aucune forme d'ironie dans mes paroles, et loin de moi étaient reproches et sarcasmes. Et bien, Aleiksei, serait-ce une trop grande indiscrétion à laquelle je m'emporterai de demander quels tourments abîment un si beau regard ?


    Dans un geste empreint de délicatesse, je posai mon bras droit sur son dos, doucement, et légèrement, dans un frôlement qui me semblait déjà trop pour un premier contact, en oubliant le léger incident qui c'était produit un peu plus tôt, et je me mettais à sa droite confidentiellement. Je faisais ce geste dans un seul but précis, celui de l'emmener ailleurs. Les marchent montraient des allers et venus qui n'étaient guerres appréciables, et bien que je culpabilisais intérieurement de leur faire subir ceci, quelques unes des filles passants jetaient des regards remplis de meurtres à la demoiselle que je m'étais promis d'aider en cette belle - ou pas - journée. Pourquoi ne pas faire un tour dans les jardins, ou bien encore dans la Roseraie ? Même si les nuages et la brume se prêtaient plus au jeu, il serait plus agréable de pouvoir parler à une nouvelle connaissance dans l'intimité d'une rencontre. Ainsi commençais-je à me diriger vers la porte du hall tout en la gardant près de moi pour qu'elle me suive.

        - Excuse moi l'impolitesse de te déranger alors que tu semblais si pensive, dis-je de façon à ce que seulement elle entende, alors que nous marchions côté à côté. Mais que dirais-tu de faire plus ample connaissance d'une autre façon qu'en gênant tous les élèves voulant monter ce grand escalier ?



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